Est-elle due à l'alcool ou à la lecture de la brochure ONISEP d'entré en seconde pour ma fille hier soir ?
Le paradoxe est qu'il y a des baccalauréats pour tous, mais que la compréhension de l'orientation au lycée n'est pas donnée à tout le monde, elle. Mince, j'ai pourtant fait des études solides. Le schéma de la brochure ONISEP, avec ses passages inter-2de, transverse-1ère, intra terminale, censé rassurer ("tout est permis"; mais "rien n'est possible ?, merci Bernard Lavilliers), est digne d'un consultant du Boston Consulting Group: le type de graphique qui aurait pour but d'aider une grande entreprise industrielle à se réorganiser, fait par un consultant évidemment, ne connaitrait rien au métier, alors on complexifie pour justifier. Pour justifier ? ou pour masquer quelque chose ?
Et si l'objectif de Jean Pierre Chevènement, il y a 30 ans ("80% d'une classe d'âge au niveau du bac"), avait causé/justifié une fuite en avant de la haute administration du ministère? une fuite en avant en ce sens que, pour atteindre à tout prix cet objectif, l'éducation nationale, via ses réformes des programmes et des collèges et lycées, successives, via surtout le "bidouillage" du test suprême, le baccalauréat, a emmené la France et ses enfants dans une impasse.
Pourquoi ne pas se dire que les Bidouillages dont VolksWagen a été capable , pour tenir le critère des tests anti-pollution aux USA, l'éducation nationale a été capable de les mettre en place en faisant en sorte que, O! miracle!, chaque année, à 0,2% près, le taux de réussite au baccalauréat est strictement le même ? Et si c'était un carnage d'emmener la majorité des élèves jusqu'au baccalauréat, sans avoir des acquis solides en français math et histoire ?
"Pourquoi un carnage?, vous êtes bien élitiste, Monsieur", me claque-t-on pour m'ostraciser ?
Oui, un carnage ! pour la raison très simple suivante. Ceux qui ont le bac (les 92,5 % de candidats chaque année, +/- 0,2% de mémoire, à cette heure tardive soyez indulgents) s'estiment "en droit" d'aller à la fac (pour les bacs généraux ou techno) ou de faire "un truc post bac" (pour les bacs pro), via les "passerelles machin" que les Chaddocks de l'éducation nationale ont mises en place. Alors évidemment, un coup sur deux, l'étudiant va sortir avec aucun diplôme. D'ailleurs quand on lit des CV pour recruter, il faut faire très attention à la nuance subtile entre "j'ai suivi les cours de..." et "j'ai eu le diplôme de ...".
Oui, un carnage ! pour la raison très simple suivante. Ceux qui ont le bac (les 92,5 % de candidats chaque année, +/- 0,2% de mémoire, à cette heure tardive soyez indulgents) s'estiment "en droit" d'aller à la fac (pour les bacs généraux ou techno) ou de faire "un truc post bac" (pour les bacs pro), via les "passerelles machin" que les Chaddocks de l'éducation nationale ont mises en place. Alors évidemment, un coup sur deux, l'étudiant va sortir avec aucun diplôme. D'ailleurs quand on lit des CV pour recruter, il faut faire très attention à la nuance subtile entre "j'ai suivi les cours de..." et "j'ai eu le diplôme de ...".
Disons le: pour les gouvernements successifs, un étudiant est un chômeur de moins sur le moment, mais un chômeur de plus une fois qu'il (n')a (pas) fini ses études! Sauf que s'il avait un vrai savoir-faire, il ne serait pas chômeur, et se sentirait fier, utile, aurait assez de pognon pour flamber en boite de nuit le samedi soir (je m'égare). Dommage.... Avez vous essayé de contacter un professionnel de plomberie ? Vous aurez plus souvent un courageux croate ou serbe qu'un français. Curieux.
Et oui, les filières techniques, qui permettaient d'avoir une scolarité courte, mais de réussite pour des enfants, ont disparu. Au nom de la lutte contre l'élitisme social et géographique. Sauf que du temps de ces filières techniques courtes (il y a 25 ans), les Entreprises, PME ou grandes entreprises , offraient en interne la possibilité pour ces "petits" CAP de passer cadre, d'évoluer, puisque, à l'époque, ces "petits" CAP avaient une bonne formation de base, savaient parler et écrire le français, étaient parfois formés par le syndicat ou le PCF. Mais aujourd'hui, la plupart des bacheliers ont une culture tellement destructurée, une connaissance de la langue tellement imprécise (et sans la maitrise de la langue, comment gérer ses émotions, ce qui est une nécessité quand on est amené à diriger, à tout niveau), que l'on ne peut même pas envisager de les faire progresser vers des responsabilités.
Et oui, les filières techniques, qui permettaient d'avoir une scolarité courte, mais de réussite pour des enfants, ont disparu. Au nom de la lutte contre l'élitisme social et géographique. Sauf que du temps de ces filières techniques courtes (il y a 25 ans), les Entreprises, PME ou grandes entreprises , offraient en interne la possibilité pour ces "petits" CAP de passer cadre, d'évoluer, puisque, à l'époque, ces "petits" CAP avaient une bonne formation de base, savaient parler et écrire le français, étaient parfois formés par le syndicat ou le PCF. Mais aujourd'hui, la plupart des bacheliers ont une culture tellement destructurée, une connaissance de la langue tellement imprécise (et sans la maitrise de la langue, comment gérer ses émotions, ce qui est une nécessité quand on est amené à diriger, à tout niveau), que l'on ne peut même pas envisager de les faire progresser vers des responsabilités.
Je choisis de m'arrêter sur cette chute brutale.
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