Demain sera commémoré le centenaire de la bataille de Verdun. Mon arrière grand père y est "mort à l'ennemi" comme c'est écrit sur le certificat que l'Etat a remis à sa veuve, mon arrière grand-mère, et qui trône au mur du salon de la maison familiale.
Il n'est pas question de célébrer le nationalisme, la victoire, la guerre, maintenant que nous sommes en paix avec le peuple allemand. Mais, autour de "Verdun", on pourrait avoir une réflexion sur le sujet "Verdun, la Grande Guerre, un moment où le peuple, même sans bien comprendre où et dans quoi on l'embarquait, même manipulé, s'est retrouvé, uni, derrière un objectif qui le dépassait, la victoire".
Les femmes faisaient tourner les usines et labouraient les champs, sous la direction des grands-pères, pendant que les hommes étaient au front.
Sans vouloir polémiquer sur le "concert" et sur l'invitation de Black M, j'aurais tellement préféré que François Hollande rédige et fasse lire par les professeurs d'histoire une "lettre à tous les enfants de France", qui leur rappelle la force d'une nation quand elle est soudée.
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samedi 28 mai 2016
samedi 14 mai 2016
La démocratie n’est pas un préalable à la diffusion de l’éducation et de la culture dans une population
résumé du propos:
La démocratie n’est pas un préalable à la diffusion de l’éducation et de la culture dans une population.
Peu de jeunes démocraties seront assez solides pour survivre si le régime précédent (souvent non démocratique) n’a pas apporté à la population éducation et culture.
Il y a deux conditions nécessaires à la survie de la démocratie:
- un niveau d’éducation élevé de la population sur plusieurs générations.
- une égalité de l’ensemble de la population (homme femme entre autre) devant l’éducation.
Article:
Pourquoi ce petit article ? parce qu’après la seconde guerre du Golfe contre l’Irak, la guerre en Afghanistan, l’intervention franco-anglaise en Lybie, qui a failli faire tomber le pacifique Mali, après l’intervention aérienne erratique des occidentaux en Syrie…
après tous ces événements, depuis 15 ans, j’en ai assez, assez, d’entendre des intellectuels justifier telle ou telle intervention AU NOM DE LA DEMOCRATIE. Comme si la démocratie pouvait naitre simplement en liquidant (Saddam Hussein, Khadafi) ou remplaçant (Egypte) un dictateur.
Alors une petite leçon toute simple à ces intellectuels philosophes.
Les conditions nécessaires à la démocratie, on peut dire qu’il y en a deux:
- un niveau d’éducation élevé de la population,
- une égalité (homme femme entre autre) devant l’éducation.
Pour qu’une démocratie "tienne sur la durée » (les institutions) et soit acceptée au quotidien (dans la vie de chacun) , il faut que la population accepte et respecte l’ "état de droit", c’est à dire, accepte aussi bien le verdict des urnes (pour la pérennité des institutions, "si je perds les élections je ne manifeste pas") , que le verdict des tribunaux (pour ne plus se faire justice soit même en cas de litige avec son voisin).
Comment réunir ces conditions d’acceptation et de respect de l’état de droit? eh bien il est nécessaire que la population sache lire, et ait un minimum de culture, qui lui permette de déjouer les pièges et les mensonges de ceux qui, par exemple, sous couvert de démocratie, représenteraient en réalité des intérêts tribaux ou économiques. Que la population ait le niveau de clôture suffisant pour avoir confiance dans la justice de son pays (une autre fois nous parlerons du sujet « démocratie et corruption » ).
Comment diffuser un minimum de culture, donner un accès égal à chacun à la lecture, à une éducation « de base », qui seule permet un esprit critique ?
Et bien, l’histoire nous apprend qu’il peut apparaitre un paradoxe: LA DEMOCRATIE N’EST PAS UN PREALABLE A LA DIFFUSION DE L’EDUCATION ET DE LA CULTURE DANS LA POPULATION. C’est à ce moment du raisonnement que je perds un bon quart de mes amis qui jamais plus ne daigneront me parler.
Pour faire vite et démontrer mon assertion « la démocratie n’est pas un préalable à la diffusion de l’éducation et de la culture dans la population » , je vais juste citer quelques pays.
Nasser (en Egypte) n’était pas un démocrate. Il avait largement diffusé l’éducation et fait progresser la cause des femmes.
Haffez el Assad était un dictateur. Il avait largement diffusé l’éducation et fait progresser la cause des femmes, avec le parti BAAS, laïque, en Syrie.
Saddam Hussein était un dictateur fou. Il avait largement diffusé l’éducation et fait progresser la cause des femmes, avec le parti BAAS, laïque, en Irak.
La Corée du Sud, dans les années 80, avec son régime autoritaire, régime qui se heurtait paradoxalement aux manifestions étudiantes, étudiants qui sont aujourd’hui devenus les dirigeants d’une grande démocratie asiatique.
Pour qu’un régime politique démocratique traverse les générations, sans révolutions ou coups d’état, il faut que, sur plusieurs générations, la population ait accès à la lecture et à la culture. Pour que le premier « ferment " de réflexion politique, se fasse dans la cellule familiale, entre parents et enfants, grands parents et enfants. Et parfois, pour transmettre sur plusieurs génération, l’accès à la culture et à la lecture, le cadre « le plus stable » (si j’ose dire) est un régime un peu autoritaire a minima.
On l’a vu dans le cas de l’Irak, de la Libye.... les acquis de seulement 20 ans d’éducation massive et généralisée ont volé en éclat dès que les dictateurs ont été liquidés. Retour au tribalisme, aux guerres de religion, à la haine du voisin qui n’a pas votre religion. Retour à la haine de tous contre tous. Perte des repères, alors on revient aux vieux repères rachis, centenaires, la religion, ou la haine de l’autre.
Dois je rappeler aux intellectuels et philosophes « qui nous foutent dedans » depuis 15 ans en matuere de politique étrangère, en « conseillant » nos dirigeants, que, avant de se tolérer entre catholiques et protestants, cela a pris quelques siècles en France ?
Je conclus en répétant mon assertion de départ, que j’estime avoir démontrée:
La démocratie n’est pas un préalable à la diffusion de l’éducation et de la culture dans la population.
Peu de jeunes démocraties seront assez solides pour survivre si le régime précédent n’a pas apporté à la population éducation et culture
Les conditions nécessaires à la démocratie, on peut dire qu’il y en a deux:
- un niveau d’éducation élevé de la population sur plusieurs générations.
- une égalité de l’ensemble de la population (homme femme entre autre) devant l’éducation.
Référendum en Ecosse de 2014 : L’élan démocratique fracassé sur la peur du changement.
Référendum en Ecosse : L’élan démocratique fracassé sur la peur du changement.
Un article que j'ai co-écrit avec Céline TREFLES, lors d'un reportage pendant le referendum sur l'indépendance écossaise en septembre 2014. La première version publiée se trouve sur le très bon Blog "blaqswans"; étant co-auteur, je le copie-colle dans mon Blog.
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Ils sont beaux. Dans les rues, les filles et les fils d’Ecosse, partisans du oui, jeunes et vieux, grands-parents, parents et enfants, se rassemblent, rient, parlent, se taisent, agitent le drapeau écossais. Mais toujours le sourire éclaire leurs visages. Il n’y a pas de peur, d’appréhension, pas de tension. Pas de colère non plus. Même les débats entre ‘unionistes’ (ceux qui sont pour le non) et ‘autononomistes’ (ceux qui sont pour le oui) sont touchants. Deux anglais, la soixantaine un peu bonhomme, ont planté leurs pancartes ‘please don’t leave us’ au milieu d’un parc pour discuter spontanément et humblement avec les partisans du oui. On retrouve l’engouement pour la politique que l’on a ressenti en France en 2005 lors du référendum sur le traité européen. Le peuple se passionne pour la politique quand l’enjeu en vaut la peine. De fait, dans les rues, aux fenêtres, jusque dans les fenêtres, la couleur bleue du OUI s’affiche. Aux fenêtres, le YES s’affiche plus grand que le NON. Le sentiment ressenti en arpentant les rues d’Edimburgh, du quartier central aux quartiers populaires ou résidentiels, est globalement que le OUI porte la tête haute, s’affiche, que c’est un choix d’adhésion et que le NON est plus discret, peut être même parfois un peu honteux. On voit parfois quelques drapeaux britanniques, mais ils sont plus rares. Le NON est défendu par les partis ‘historiques’ (labor et tories), par les médias dominants (tous les journaux britanniques et écossais sauf un), par l’ ‘establishment’ (banques, entreprises…). Tandis que le OUI est défendu par des comités de citoyens très présents sur les réseaux sociaux, et les autres partis non dominants : SNP (parti nationaliste écossais d’Alex Salmond), les verts, l’extrême gauche…. Le SNP (parti indépendantiste majoritaire au parlement écossais) à l’initiative de ce référendum est pourtant invisible en cette veille de scrutin dans la campagne de terrain. Les comités s’organisent impeccablement : dans les locaux du comité d’Edimburg, les citoyens viennent récupérer du ‘matériel’ (brochures, tracts, autocollants) et repartent convaincre les indécis en tenant des étals dans les rues ou en faisant du porte-a-porte. A un partisan du NON qui faisait valoir que l’on était plus fort a 4 que seul. Un partisan du OUI réplique : plus fort pour qui ? Au bénéfice des multinationales et des banques de la City, de l’oligarchie de Westminster ? Les indépendantistes ont la volonté de voir le pouvoir se rapprocher du niveau local, de voir le choix politique des écossais être pris en compte.Le quadrillage du quartier est organise de façon systématique, rue par rue, habitant par habitant. Il s’agit davantage de ‘convaincre que de protester’ prévient le comité ‘Yes Edinburg’.
Le soir, les partisans du OUI se rassemblent cependant à Meadows Park, galvanisés par une victoire a portée de main. Des centaines de personnes dans la joie chantent au son de la cornemuse et scandent des slogans en chœur. « Scotland to the people », « No more fear », « Bairs not bombs », « Future in our hands », « No more tories »…Leurs revendications ne sont pas nationalistes. Ils réclament de pouvoir reprendre leur destin en main pour redéfinir leur priorité : plus de justice sociale et plus de démocratie. Conserver un système de santé public et leurs retraites, gérer leurs ressources naturelles, refuser les armes nucléaires, rejeter la politique étrangère militariste de Londres (les écossais ne voulaient pas de la guerre en Irak), développer une économie plus locale et plus verte. Le NON est le vote du statu-quo, conservateur au sens propre du terme. La cornemuse anime le rassemblement, et une jeune femme à l’accent écossais bien marqué prend le micro, salue les indépendantistes d’autres contrées présents au meeting, et dans l’enthousiasme général, appelle la foule à marcher sur le Parlement, devant lequel ils resteront jusqu’à tard en cette veille de scrutin.
Face à eux, les partisans du NON jouent sur la peur du changement, arguant de l’impossibilité de mettre en oeuvre les propositions des indépendantistes, le cataclysme monétaire que l’indépendance engendrerait. Ils ont gagné, mais jusqu’à quand seront-ils majoritaires ?On retrouve dans les débats de ce référendum en Écosse le nouveau clivage que l’on voit apparaître dans d’autres pays européens : le clivage droite-gauche disparaît pour un clivage système-antisysteme. Les partis dominants, la droite conservatrice et la gauche social-démocrate défend envers et contre tout (et surtout contre le peuple) le TINA (‘There Is No Alternative’) cocktail de système oligarchique et de libéralisation débridée.
Cette opposition au système est à multiples facettes en Europe : En vrac, Podemos en Espagne, Siryza en Grèce, Beppe grillo en Italie, une bande d’anarcho-punks en Islande, les mouvements indépendantistes en Catalogne, au Pays Basque, en Ecosse, les Indignés, Occupy-1%, mais aussi de l’autre coté de l’échiquier politique, Marine LePen en France, et l’extrême droite qui progresse un peu partout en Europe. Ces mouvements peuvent donc prendre soit une voie pour plus de justice sociale (comme en Ecosse), soit une voie pleine de haine (comme en France avec l’extreme droite) mais ce sont les mêmes électeurs issus de la majorité silencieuse qui refuse la résignation contre le système en place.
Vive l’Ecosse libre !
Céline Trèfle et Morituri.
(en live du pub aux 100 whiskys Conan Doyle à Edimburg)
Edimburg, 16-17 septembre 2014.
1516-2016: cinq-centenaire du Reinheitsgebot
Un cinq-centenaire que l'on aimerait voir célébré dans le monde entier: en 1516 était publié le "Reinheitsgebot" en Bavière, stipulant que la bière ne devait être brassée qu'à partir de ces 4 éléments: du Houblon, du malt, de la levure et de l'eau. C'est grâce à cette loi que vous pouvez boire au troquet du coin des blondes allemandes, désaltérantes, réconfortantes comme un chez-soi bien aimé.
vendredi 6 mai 2016
Réforme des collèges (arme tactique) et réforme des programmes (arme de destruction massive)
Posté le 18 mai 2015 mais toujours d'actualité. Vu le peu d'enthousiasme des profs lors des réunions de cadrage...
Réforme simultanée du Collège et des programmes.
J'ai lu (une tribune dans libé du 13 mai 2015 du Think tank Terra Nova, d'autres tribunes pour et contre),
j'ai compris (un flash mental, une vision...),
et je propose d'exposer ce que j'ai compris, qui me passionne et qui m'effraie.
Dans Libé du 13 mai 2015, je suis tombé sur une tribune de Maya Akkari et Caroline Veltcheff, de la Fondation Terra Nova, tribune affichée comme "favorable à la réforme du collège" proposée par le gouvernement. Cette tribune m’a ouvert les yeux sur les motivations profondes qui sous-tendent cette réforme du collège (gouvernementale) et la réforme des programmes, confiée à une commission indépendante (oui, oui...).
D’emblée je mets carte sur table: Je m’intéresse au sujet de l’éducation, j’ai deux filles de 12 et 14 ans. J’ai bénéficié des "filières d’excellence cachées» (sic: c’est le vocabulaire de la tribune de Terra Nova dans Libé: allemand LV1) et, grâce à mon père, chercheur de haut niveau au CNRS, égyptien naturalisé français, j’ai été arraché à la sectorisation (par détournement de la carte scolaire, notre ORL de famille, bien français, par amitié pour mon père m'a domicilié à son cabinet situé sur le secteur d'un collège d'élite), placé donc dans un collège d’excellence, ce qui m’a permis de faire de très bonnes études, d’être motivé par de meilleurs que moi.... Résultat: mon rêve est que chaque petit français, en fonction de ses possibilités, ait la chance de bénéficier de la même éducation d’excellence ET de trouver un travail (si si j’insiste c’est important de pouvoir produire un travail à valeur ajoutée à la fin de ses études).
La tribune de Terra Nova dans Libé donne un historique, expliquant que dans les années 50, très peu de gens avaient accès à des études longues. Il y avait en effet un aiguillage lié au niveau social, très tôt. Ce qui n’est pas mentionné, c’est que la grande majorité (les pauvres), qui était aiguillée vers des filières manuelles, savait lire et compter. Soixante ans plus tard (ce n’est pas mentionné, tiens tiens...), la grande majorité, qui a bénéficié du "collège unique le plus longtemps possible" (plus de redoublement jusqu’au bac ou quasi, …,) ne sait plus ni lire ni compter, passe deux à trois années infertiles à la fac en bossant au mac Do à mi temps (prenant la place de chômeurs plus âgés...), et se retrouve au chômage. Si les jeunes ingénieurs savent encore compter (je suis ingénieur), je préfère me taire sur leur niveau de grammaire et d’orthographe. Mon avis: c’était socialement injuste dans les années cinquante (tokay avec l'affirmation de Terra Nova), mais c’est humainement et économiquement une catastrophe dans les années 2000.
D’emblée je mets carte sur table: Je m’intéresse au sujet de l’éducation, j’ai deux filles de 12 et 14 ans. J’ai bénéficié des "filières d’excellence cachées» (sic: c’est le vocabulaire de la tribune de Terra Nova dans Libé: allemand LV1) et, grâce à mon père, chercheur de haut niveau au CNRS, égyptien naturalisé français, j’ai été arraché à la sectorisation (par détournement de la carte scolaire, notre ORL de famille, bien français, par amitié pour mon père m'a domicilié à son cabinet situé sur le secteur d'un collège d'élite), placé donc dans un collège d’excellence, ce qui m’a permis de faire de très bonnes études, d’être motivé par de meilleurs que moi.... Résultat: mon rêve est que chaque petit français, en fonction de ses possibilités, ait la chance de bénéficier de la même éducation d’excellence ET de trouver un travail (si si j’insiste c’est important de pouvoir produire un travail à valeur ajoutée à la fin de ses études).
La tribune de Terra Nova dans Libé donne un historique, expliquant que dans les années 50, très peu de gens avaient accès à des études longues. Il y avait en effet un aiguillage lié au niveau social, très tôt. Ce qui n’est pas mentionné, c’est que la grande majorité (les pauvres), qui était aiguillée vers des filières manuelles, savait lire et compter. Soixante ans plus tard (ce n’est pas mentionné, tiens tiens...), la grande majorité, qui a bénéficié du "collège unique le plus longtemps possible" (plus de redoublement jusqu’au bac ou quasi, …,) ne sait plus ni lire ni compter, passe deux à trois années infertiles à la fac en bossant au mac Do à mi temps (prenant la place de chômeurs plus âgés...), et se retrouve au chômage. Si les jeunes ingénieurs savent encore compter (je suis ingénieur), je préfère me taire sur leur niveau de grammaire et d’orthographe. Mon avis: c’était socialement injuste dans les années cinquante (tokay avec l'affirmation de Terra Nova), mais c’est humainement et économiquement une catastrophe dans les années 2000.
Je n’insiste pas sur les enchainements «prétendument logiques » de l’article ( des "donc" en nombre, mais en relisant lentement il y a escroquerie logique,...), mais, ayant bénéficié de filières d’excellence (merci mon papa regretté) je suis apte à déceler les syllogismes erronés et autres assertions présentées comme des conséquences logiques dans le texte de l’article de Terra Nova.
Mais ce que je trouve courageux et respectable, dans cette tribune de Terra Nova, c’est que les auteurs écrivent "à découvert": les raisons pour lesquelles ils soutiennent la reforme du collège ET la réforme des programmes qui l’accompagne sont revendiquées. Ils font le constat de l’échec de la carte scolaire à créer de la mixité sociale. C’est tout à fait vrai. Mais comment empêcher, dans un pays libre, les gens de la classe moyenne de vouloir protéger leurs enfants en allant habiter dans les centres ville plus huppés quand ils le peuvent ? J’exagère sans doute, je me suis probablement mépris, mais à la lecture de cette longue tribune, j’ai ressenti dans les sous-entendus des auteurs, un certain regret qu’une politique de mixité et d’égalité "plus radicale" ne soit pas possible. L’image que j’ai eue en tête à la lecture de leur article, ce sont les déplacements de populations de Pol Pot et de se khmers rouges, qui transféraient les « éduqués », les riches, dans les rizières. Et vice versa. L’égalité à tout prix.
Les auteurs dénoncent aussi, dans le cas rare d’une certaine « mixité sociale » au sein d’un collège, les « filières d’excellence cachées » au sein de ce collège "à mixité sociale": soyons clair: allemand LV1 (autrefois) et classes bilangues (depuis quelques années), étaient le moyen pour les "aisés" de re-créer de la ségrégation à l'intérieur du collège. Autant de possibilités pour la classe dominante de s’extraire de la sainte voie (voix) de l’égalité. C’est pourquoi les auteurs plébiscitent l’arme de la réforme du COLLEGE pour annihiler, au sein de chaque établissement, toute filière d’excellence cachée.
Mais comment corriger la non-mixité sociale , inévitable dans un pays libre, sans déportation de collégiens (les riches en banlieue, les pauvres en centre-ville)
? Eh bien , cette fois , on utilise l’arme de la réforme des PROGRAMMES. Et là il ne s’agit plus d’une arme TACTIQUE (de proximité, en vocabulaire militaire), comme l’est la Réforme des Collèges. Il s’agit d’une arme de destruction massive, STRATEGIQUE (en langage militaire). On nivelle vers le bas. Via les programmes. Globalement. On vitrifie. Ce n’est pas moi qui emploie le terme de "nivellement vers le bas", c’est une enseignante syndiquée au SNES 78 que j’ai vue interviouvée sur une TV internet. Mais ce que je trouve courageux et respectable, dans cette tribune de Terra Nova, c’est que les auteurs écrivent "à découvert": les raisons pour lesquelles ils soutiennent la reforme du collège ET la réforme des programmes qui l’accompagne sont revendiquées. Ils font le constat de l’échec de la carte scolaire à créer de la mixité sociale. C’est tout à fait vrai. Mais comment empêcher, dans un pays libre, les gens de la classe moyenne de vouloir protéger leurs enfants en allant habiter dans les centres ville plus huppés quand ils le peuvent ? J’exagère sans doute, je me suis probablement mépris, mais à la lecture de cette longue tribune, j’ai ressenti dans les sous-entendus des auteurs, un certain regret qu’une politique de mixité et d’égalité "plus radicale" ne soit pas possible. L’image que j’ai eue en tête à la lecture de leur article, ce sont les déplacements de populations de Pol Pot et de se khmers rouges, qui transféraient les « éduqués », les riches, dans les rizières. Et vice versa. L’égalité à tout prix.
Les auteurs dénoncent aussi, dans le cas rare d’une certaine « mixité sociale » au sein d’un collège, les « filières d’excellence cachées » au sein de ce collège "à mixité sociale": soyons clair: allemand LV1 (autrefois) et classes bilangues (depuis quelques années), étaient le moyen pour les "aisés" de re-créer de la ségrégation à l'intérieur du collège. Autant de possibilités pour la classe dominante de s’extraire de la sainte voie (voix) de l’égalité. C’est pourquoi les auteurs plébiscitent l’arme de la réforme du COLLEGE pour annihiler, au sein de chaque établissement, toute filière d’excellence cachée.
Mais comment corriger la non-mixité sociale , inévitable dans un pays libre, sans déportation de collégiens (les riches en banlieue, les pauvres en centre-ville)
En résumé: une réforme des collèges + une réforme des programmes, dont l’objectif, explicite dans la tribune de Terra Nova, est d’obtenir l’égalité des chances. Par la force, par la contrainte, coûte que coûte (encore du vocabulaire militaire!). Le Chemin des Dames. Mais la référence au Chemin des Dames aura-t-elle encore du sens aux oreilles de nos adolescents dans quelques années ?
Démocratie et plongée des dirigeants vers la médiocrité, Madame de Stael, année 1800. Prémonitoire...
Voilà un texte bien prémonitoire écrit en 1800 par Madame de Staël.
Dans un Etat démocratique, il faut craindre sans cesse que le désir de la popularité n'entraine à l'imitation des moeurs vulgaires ; bientôt on se persuaderait qu'il est inutile et presque nuisible d'avoir une supériorité trop marquée sur la multitude qu'on veut captiver. Le peuple s'accoutumerait à choisir des magistrats ignorants et grossiers; ces magistrats étoufferaient les lumières ; et, par un cercle inévitable, la perte des lumières ramènerait l'asservissement du peuple.
Madame de Staël, De la Littérature, 1800.
la femme, l'être humain et le cosmos, par Jacques de Bourbon Busset.
" la fonction de la femme est d'assurer la liaison entre l'être humain et le cosmos. Quand je te voyais, courbée en deux, arrachant les mauvaises herbes, arrosant les fleurs, préparant les plants, je voyais, en même temps, la foule des femmes qui, en tous siècles et tous lieux, ont cherché à aménager, améliorer, embellir le petit morceau de planète qui leur avait été confié. ".
Jacques de Bourbon Busset, dans "Lettre à laurence" .
Jacques de Bourbon Busset, dans "Lettre à laurence" .
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